Les grands personnages : Marie Durand (1711-1776)

Soeur de Pierre Durand, pasteur martyr exécuté en 1732, Marie Durand est emprisonnée le 25 Août 1730, à la tour de Constance à Aigues-Mortes où elle restera trente-huit ans.

 

Prisonnière à la Tour de Constance

La foi qui résiste !

Figure emblématique de la résistance à l’intolérance religieuse, après la révocation de l’Édit de Nantes, Marie Durand refusa toujours d'abjurer sa foi réformée malgré les promesses de libération qui lui étaient faites. Elle se rendit utile à ses compagnes pendant sa captivité et fut leur garde-malade et leur secrétaire.

En 1768, le Prince de Beauveau, gouverneur du Languedoc, révolté par la situation des captives, les libéra contre la volonté de Louis XV. Retirée dans sa maison familiale en Ardèche dans le Vivarais, Marie Durand survécut grâce aux subsides de l'Eglise wallone d'Amsterdam. Elle mourut en 1776.

Elle est connue également par sa correspondance avec les pasteurs pour les secours accordés aux prisonniers par les églises.

Marie Durand est une figure emblématique de l'exigence de tolérance religieuse : le mot "résister", probablement gravé par elle sur la margelle du puits de sa prison, résume le sens de sa vie et de son témoignage.

 

Les grands personnages : Marie Durand

 

 

La correspondance de Marie Durand

On lui attribue la rédaction d'une cinquantaine de lettres de Marie Durand, toutes publiées. Elle constituaient le seul lien des prisonnières de la Tour de Constance avec le monde extérieur.

Ces lettre contiennent des demander du secours, des remerciements aux quelques donateurs, des nouvelles transmises au pasteur Paul Rabaut de Nîmes qui s’occupait d'elles ainsi que quelques lettres personnelles à Anne Durand, sa nièce réfugiée à Genève.

 

Phil
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