Demeurez en Christ, Aujourd’hui ! Andrew Murray

Nous vous présentons ici le magnifique ouvrage de cet auteur exercé dans la foi chrétienne et qui demeure, plus d'un siècle après sa mort, une référence pour de nombreux chrétiens. Conformément au plan de son œuvre, nous vous présentons chaque jour un chapitre rédigé par A. Murray.

 

 

Andrew MURRAY
Andrew MURRAY
1828-1917

20è JOUR : Demeurez en Christ, afin de porter beaucoup de fruit.

" Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit. — Si vous portez beaucoup de fruit, c'est en ceci que mon Père sera glorifié. " (Jean XV : 5, 8.)

Le sarment est destiné à produire un fruit qui rafraîchit et nourrit l'homme ; aussitôt mûr, le sarment l'abandonne pour recommencer son travail d'approvisionnement et préparer un nouveau fruit pour la saison suivante. Mais il n'opère ce travail qu'en demeurant attaché au cep.

Ainsi le chrétien, en resserrant son union avec le Cep divin, non seulement accroît sa force, mais porte du fruit, beaucoup de fruit même et devient pour son entourage une source de vie.

Notre parabole jette une nouvelle lumière sur cette parole : " C'est de moi que tu recevras ton fruit. " (Osée XIV : 8). L'âme ne doit avoir d'autre souci que de demeurer intimement en Christ; lui-même produira le fruit et se chargera de faire du croyant une bénédiction pour tous ceux qui l'entourent.

En demeurant en lui, nous recevons son Esprit d'amour et de compassion pour les pécheurs. Le cœur naturel est plein d'égoïsme ; même chez le croyant, son propre salut et son propre bonheur restent, trop souvent, le but exclusif ; mais au contact de l'amour infini de Jésus, son cœur se réchauffe à l'égard de ses semblables. Nous apprenons à souffrir et de la misère du pécheur et de l'injure qu'il fait à Dieu par son impénitence. Avec Christ, nous commençons à porter le fardeau des âmes, le poids de péchés qui ne sont pas les nôtres; et plus notre union devient intime, plus nous sentons s'éveiller en nous quelque chose de cette passion pour les âmes qui a conduit Jésus au Calvaire; nous sommes prêts à suivre ses pas, à sacrifier notre propre bonheur pour gagner ces âmes que nous avons appris à aimer. L'Esprit du Cep est amour, et il remplit le sarment qui y est attaché.

Ce désir d'être en bénédiction n'est encore qu'un commencement. A peine à l’œuvre, nous nous apercevons de notre faiblesse et des difficultés qui sont sur notre chemin. Les âmes ne sont pas sauvées à notre commandement, et nous sommes tentés de nous décourager, de ralentir nos efforts. Mais si nous persistons à demeurer en Christ, nous recevons sans cesse une force et un courage nouveaux pour notre travail. Toujours plus convaincus que nous ne sommes que l'instrument indigne par lequel la puissance invisible de Christ accomplit son œuvre dans le monde, nous comprenons combien sa force peut être rendue parfaite et glorieuse dans notre faiblesse. Et c'est déjà un grand point pour le croyant d'avoir conscience de sa faiblesse, tout en persévérant à travailler fidèlement, dans l'assurance que le Seigneur opère par son moyen. Cette conviction même qu'il n'est rien, que Jésus est tout, sert à le faire demeurer en Christ et devient une force. Il ne considère plus sa propre faiblesse; mais se sentant un avec son Seigneur il compte sur sa puissance. Il va de l'avant, sûr de la victoire car " la victoire qui a triomphé du monde, c'est notre foi. " Pour lui, ce n'est plus faire acte d'humilité que de prétendre que Dieu ne peut bénir ses efforts indignes: au contraire il réclame la bénédiction et l'attend, parce que ce n'est plus lui, mais Christ en lui qui agit. Il demande sans crainte d'être présomptueux, sa part de cette étonnante promesse : " Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au Père. " La pensée que l'absence de fruit et de bénédiction dans son travail, sont nécessaire pour le garder dans l'humilité, ne l'aborde plus : n'est-ce pas le sarment le plus chargé de fruit qui est le plus courbé, et n'a t- il pas reconnu, en demeurant en Christ, que son fruit est tout à la gloire du Père; qui est le Vigneron.

De là découle un premier enseignement: Si nous demeurons en Christ, mettons-nous à l'œuvre, afin que Jésus puisse produire des fruits abondants par nous' Acceptons franchement et joyeusement notre sainte vocation d'être, dès maintenant, les instruments de l'amour de Jésus vis-à-vis de notre prochain. Comme le sarment ressemble au cep, que quelque chose de la sainteté et de la douceur de Jésus se reflète en nous; que notre vie journalière soit, comme la sienne, une prédication; car l'Eglise et le monde ont besoin d'hommes et de femmes remplis du Saint-Esprit et d'amour, qui soient les témoins vivants de la puissance de Christ et de sa grâce en faveur de ceux qui croient. Possédés par le désir de voir Jésus glorifié dans les âmes, offrons-nous aussi à lui pour un travail positif, dans notre propre maison auprès des pauvres, des malades, des délaissés. Il y a à faire pour nous de mille manières différentes que l'Esprit de Christ indique à ceux qui se laissent conduire par lui; peut-être même devrons-nous servir Jésus par des moyens nouveaux qui n'ont pas encore été employés, et qui nous seront révélés; travaillons, travaillons, non pas en nous contentant de prendre part à quelques œuvres religieuses, mais en devenant toujours plus semblables à Christ, et en voyant, comme lui, dans l'œuvre de gagner des âmes au Père, le commencement, sur la terre, de la joie et de la gloire du ciel.

Et voici un second enseignement Si nous travaillons demeurons en Christ. Une des bénédictions du travail, s'il est fait dans un bon esprit, sera d'affermir notre union avec notre Sauveur. En constatant notre faiblesse, nous rechercherons sa force; en priant pour les autres, notre âme s'unira plus intimement à la sienne. Nous demeurerons en Christ, sentant que les tentations et les dangers abondent. L'activité, même au nom de Christ, a souvent éloigné de lui et a pris la place de sa communion ! Elle peut donner les apparences de la piété à qui n'en a pas la force. Qu'une foi vivante en sa puissance soit le ressort caché de tout notre travail, et nous serons remplis en même temps d'humilité et de courage. Encore une fois, pour que Jésus travaille réellement par nous, il faut une consécration de nous-mêmes entière et de jour en jour renouvelée. Mais nous comprenons maintenant que c'est justement là demeurer en lui; c'est là ce qui constitue notre privilège et notre bonheur : être un sarment portant beaucoup de fruits, rien de plus, rien de moins.

 

 

Rendez-vous demain pour le chapitre suivant...

 


Le Propos de l'Auteur

"Demeurez en Moi !"

C'est dans le désir d'aider ceux qui n'ont pas encore compris ce que le Sauveur a voulu dire par ce commandement, ou qui n'osent pas croire que cette vie leur soit accessible, que ces méditations sont publiées. L'enfant apprend sa leçon par de fréquentes répétitions. En fixant son attention tour à tour sur chacune des faces de la foi, le croyant est amené à se les approprier toutes. Nous avons l'espoir qu'il sera utile à plusieurs de méditer avec nous, jour après jour, pendant un mois, à la lumière de la parabole du cep et des sarments, ces mots précieux : Demeurez en moi ».

L'expérience de cette communion avec Christ nous apparaîtra comme indispensable à toute vie vraiment chrétienne : nous découvrirons les bénédictions immenses qui en découlent. Méditons avec prière et acceptons dans la foi Jésus tout entier, tel qu'il s'offre à nous, et le Saint-Esprit rendra cette parole esprit et vie ; elle deviendra pour nous puissance de Dieu à salut.

Andrew Murray

 

Lire en ligne ou télécharger l'ouvrage intégral

Découvrir

 

 

Publication quotidienne réalisée à partir de l'ouvrage numérisé par Yves PETRAKIAN en 2011
(http://456-bible.123-bible.com)

 

 

 

Plus d'info

Phil

Animateur du portail RCG, à votre service...
Phil
Plus d'info

Les derniers articles par Phil (tout voir)

Partager cet article