La douceur du chrétien

La douceur du chrétien

Le pieux baron de Kottwitz offrait à bas prix des chambres dans sa maison à des étudiants peu fortunés et comptait parmi ses hôtes un jeune homme, remarquablement doué, mais libre-penseur, qu’avait attiré dans cette demeure consacrée à Dieu l’avantage terrestre plutôt que toute autre chose.

A vrai dire, le piétiste, chez lequel il avait élu domicile, lui était franchement antipathique. Un soir, l’étudiant rentrait au logis fort tard et de mauvaise humeur. Ne trouvant pas son tire-bottes, il s’oublia jusqu’à remplir la maison de vociférations. Soudain, une porte s’ouvrit, le vieux baron parut et s’informa d’une voix calme des désirs du jeune homme. Quelque peu intimidé, l’étudiant eut à peine avoué la cause de son mécontentement, que M. de Kottwitz vint lui apporter le tire-bottes dont il se servait lui-même, en disant d’un air souriant :
- «En voici un, Monsieur.»

C’en fut trop, cette fois, pour le perturbateur.
- «Monsieur le baron, balbutia-t-il avec confusion, d’où vous vient tant de calme et de douceur?»
-«De la part de mon Seigneur Jésus-Christ, reprit le vieillard. Et maintenant, bonsoir, monsieur Tholuck.»

Cette nuit-là, M. Tholuck, car l’étudiant n’était autre que cet homme destiné à être dans la suite, une gloire de l’université de Halle et un instrument choisi entre les mains de Dieu, ne trouva ni repos, ni sommeil.

Semblable à Nicodème, il avait appris et compris cette parole du Maître: En vérité, en vérité, je te dis que si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.

 

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Phil
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