Consolation dans le deuil

Saisi dans le deuil

Le pasteur Otto Funcke venait de perdre sa jeune femme. Voici ce qu’il raconte à ce propos dans ses souvenirs :

L’après-midi du dimanche qui suivit l’ensevelissement, j’avais parlé aux enfants du catéchisme de la résurrection du fils de la veuve de Naïm. J’espérais sans doute puiser moi-même un encouragement dans ce récit. Je dis aux enfants que le Sauveur est toujours le même, plein de compassion et d’amour pour ceux qui souffrent, mais que, pour bien comprendre les épreuves que le Seigneur nous envoie, il faut attendre jusqu’au grand jour où tout nous sera expliqué et où Dieu essuiera toute larme de nos yeux.

J’insistai à plus d’une reprise sur ce point : Jésus dit à présent à ses disciples qui sont dans l’affliction : «Attendez encore un peu de temps.»

Je me rendis ensuite au cimetière et je m’assis auprès de la tombe de Maria sur un banc que le menuisier avait eu l’obligeance d’installer là. J’y restai longtemps, le coeur plein d’une tristesse indicible, et les heures s’écoulaient sans que je fusse capable d’un effort pour ranimer ma foi qui chancelait de nouveau.

La cloche du soir tinta dans le paisible vallon, tandis que les derniers rayons du soleil couchant éclairaient encore la cime des sapins qui couvrent les pentes de la montagne située en face de moi. Mais les beautés de la nature, me laissaient insensible.

Alors une petite main se posa sur mon épaule et une voix étouffée par les sanglots murmura : «Attendez encore un peu de temps.»

Effrayé, car je me croyais absolument seul, je me retournai et je vis derrière moi un garçon d’une douzaine d’années, nommé Pierre Wirth ; de grosses larmes roulaient sur ses bonnes joues rouges. Il avait assisté au catéchisme de l’après-midi, et sans s’en rendre compte, il venait m’exhorter à mettre en pratique la foi chrétienne que je prêchais à d’autres.

Ce garçon était le plus sauvage, le plus bruyant de tous ceux qui m’étaient confiés. Il est vrai qu’il m’avait témoigné une sympathie toute particulière pendant les jours précédents ; c’est ainsi qu’il m’avait apporté pour la tombe de Maria une grande quantité de lierre et de pervenches ; mais je n’aurais jamais supposé que ses sentiments fussent si profonds et qu’il y eût chez lui tant de délicatesse...

Ses paroles m’électrisèrent; je repris force et courage et après avoir embrassé l’enfant, je rentrai chez moi d’un pas plus ferme.

 

 consolation

 

Et j'entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. 
Apocalypse 21:3, 4

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Phil

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